3e dimanche – A

À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer :
« Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »
(Matthieu 4,17)

> La conversion n’est pas faite uniquement pour les non-chrétiens ou ceux des périphéries… elle s’adresse – et TOUT D’ABORD – à nos coeurs à nous, Chrétiens. A ceux qui se pensent déjà convertis depuis longtemps, autant qu’à ceux qui savent qu’il y a encore du chemin à faire.

Qu’est-ce c’est, alors, se convertir ? C’est le travail de toute une vie. C’est d’abord convertir notre coeur pour devenir des Chrétiens joyeux. Alors de notre coeur montera un sourire jusqu’à nos lèvres, et ce sourire changera le monde qui nous entoure.

C’est ensuite convertir notre regard, pour qu’au lieu de juger l’autre – ce que nous savons parfois si bien faire, avouons-le – nous puissions le considérer comme aimé de Dieu de la même manière que nous. Et ainsi, au lieu de le DEvisager, nous l’ENvisagerons.

Oui, plus que jamais, et notamment en cette semaine de prière pour l’unité des Chrétiens, nous sommes invités à convertir notre coeur et notre regard. C’est ce qui fera advenir le Royaume des Cieux, tout proche en effet.

26e dimanche – C

« En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens :
« Il y avait un homme riche, vêtu de pourpre et de lin fin,
qui faisait chaque jour des festins somptueux.
Devant son portail gisait un pauvre nommé Lazare,
qui était couvert d’ulcères. » (Luc 16,19-20)

> Dès le début de cette parabole, Jésus attire notre attention sur l’apparence. Pour mieux nous dire ensuite qu’il nous faut regarder avec le coeur, et non avec nos seuls yeux. Peu importe l’aspect de telle ou telle personne, ce qui compte c’est d’abord qu’elle est un être humain, comme nous, et aimée de Dieu, comme nous.

Cette semaine, il nous est donc proposé de ne pas se laisser abuser par les apparences mais d’essayer de regarder avec notre coeur.

3e dimanche de Pâques – A

« Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? » » Luc 24, 32

> Et nous, n’avons-nous pas aussi un cœur brûlant parfois lorsque nous découvrons les mystères de notre foi, les trésors que recèlent les Écritures ? Lorsque nous nous apercevons que cette Parole nous est bien destinée, personnellement, aujourd’hui ?

Au lendemain de Pâques, laissons-nous inviter à laisser notre cœur s’emballer par telle ou telle parole des Écritures car c’est le Christ qui vient nous parler comme il l’a fait avec les disciples d’Emmaüs. Plongeons-nous un peu plus profondément dans la Bible en nous laissant un peu de temps pour lire tel ou tel passage et le méditer, en laissant le temps au Christ de nous parler à travers lui, de venir toucher notre cœur.

Avent 2013 – Jour 3

« Car, je vous le déclare : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez, et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. » Luc 10,24

> Tendons l’oreille, écoutons… Encore… Autrement. Cherchons-Le du regard, attentifs ; laissons-Le transformer nos sens. Voir et entendre avec le cœur, c’est se savoir tout petit devant le Seigneur, mais Lui faire pleinement confiance et Le guetter en tout et en toute chose. « Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! »

Sainte Famille – C

« En le voyant, ils furent frappés d’étonnement et sa mère lui dit : ‘’Mon enfant, pourquoi as-tu agi de la sorte avec nous ? Vois, ton père et moi, nous te cherchons tout angoissés.’’ (…) et sa mère retenait tous ces événements dans son cœur. » (Lc 2, 48 ; 51c )

> Comme Joseph et Marie, nous sommes parfois « frappés d’étonnement » et ne comprenons pas toujours le dessein de Dieu qui demeure un mystère. Plutôt que de vouloir à tout prix saisir l’insaisissable, prenons la résolution, cette semaine et pour l’année qui vient, comme Marie, de méditer avec confiance et patience les événements qui nous arrivent, pour faire grandir en nous la Parole d’Evangile semée en notre cœur.