24e dimanche, A

 » Alors, le faisant venir, son maître lui dit: « Mauvais serviteur, je t’avais remis toute cette dette, parce que tu m’en avais supplié. Ne devais-tu pas, toi aussi, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?  » Et, dans sa colère, son maître le livra aux tortionnaires, en attendant qu’il eût remboursé tout ce qu’il lui devait. » (Mt 18, 32-34)

> C’est l’histoire d’un serviteur, de sa dette immense et de son maître… Ce serviteur supplie le maître de ne pas le vendre ainsi que toute sa famille et d’attendre avec patience qu’il rembourse sa dette. Le maître ému, va bien au-delà de cette demande et offre à ce serviteur la remise totale de sa dette énorme, autrement dire le pardon. Mais le cœur de ce serviteur ne se change pas sous l’effet de ce pardon, puisqu’il est impossible pour lui de pardonner à son tour pour une dette infiniment plus petite que la sienne. Au final, le maître accordera à ce mauvais serviteur ce qu’il avait demandé : il le jette en prison pour attendre le remboursement de sa dette, mais ne le vend pas. Le maître a voulu donner une chance à ce serviteur, lui ouvrir un nouvel horizon grâce au pardon, mais ce serviteur n’a pas su se laisser toucher par ce pardon, il n’a pas su accueillir cette vie au-delà de ce qu’il pouvait imaginer.

> Il nous est proposé cette semaine d’accueillir le pardon, que ce soit un pardon donné par un proche, par soi-même ou par Dieu. Laissons-nous transformer par ce pardon gratuit…

24e dimanche – C

« Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant : cet homme accueille des gens de mauvaise vie et mange avec eux. » Luc 15, 2

> Comment ne pas se sentir rejoint par les murmures des scribes et des pharisiens ? Ce sont des gens cultivés, qui connaissent la loi, des lettrés ; ne méritent-ils pas bien plus l’attention de Jésus ?

Et nous, combien de fois est-ce que nous nous comparons aussi aux autres et nous nous considérons comme supérieurs ? Par des connaissances, par des richesses, par une supériorité sociale ou hiérarchique. Ne sommes-nous pas aussi tentés dans ces moments-là de faire main-basse sur un Jésus qui, pensons-nous, serait venu pour les plus méritants aux yeux des hommes ?

Pourtant Jésus nous dit exactement le contraire, c’est pour les plus petits qu’il est venu, pour les méprisés, pour les pécheurs, les incultes. La bonne nouvelle c’est que nous le sommes tous, il suffit de le reconnaître humblement.

Cette semaine, il nous est proposé de réfléchir à ces moments où justement nous nous croyons au-dessus de nos frères et à repenser alors au père du fils prodigue qui accueille son fils qui l’avait quitté avec une très grande joie !

Pentecôte – C

« L’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » (Jn 14, 26)

> La Pentecôte nous rappelle cet Esprit promis par Jésus à ses disciples et donné par le Père. Cet événement extraordinaire, c’est à nous aussi que Jésus le promet. L’Esprit nous a été donné au baptême, à nous de nous laisser guider par lui. Il enseigne, mais il vient aussi nous rappeler ce que Jésus a dit, a fait dans sa vie. N’ayons pas peur de l’écouter, cette flamme vivante qui peut nous brûler de la vie de Dieu. Quand le chemin se fait plus tortueux, moins limpide, remettons nos vies à l’Esprit Saint pour raviver cette vie du Christ en nous !

4e dimanche de Carême – C

« Je vais aller vers mon père et je lui dirai: Père, j’ai péché envers le ciel et contre toi. Je ne mérite plus d’être appelé ton fils. Traite-moi comme un de tes ouvriers. Il alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut pris de pitié: il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. » (Lc 15, 18-20)

> Ce dimanche, nous lisons la parabole du fils prodigue. Ce qui m’a marqué en parcourant ce récit, ce sont les mouvements du fils prodigue. Au départ, tout est centré sur lui : l’héritage qui doit LUI revenir, il voulait remplir SON ventre, l’évangile nous dit même à un moment donné qu’il rentre en LUI-MEME pour réfléchir à son avenir. C’est au verset 18 que le mouvement vers l’autre est rétabli, quand il décide de retourner vers son père, pour trouver chez lui de quoi se nourrir. Un mouvement vers l’autre, certes, mais motivé par des intérêts bien personnels… Mais malgré les raisons de ce retour vers le père, celui-ci est remué au plus profond de lui quand il aperçoit son fils et il court vers lui pour rétablir ce lien d’amour. Belle image de notre Dieu, Père, qui quelles que soient nos motivations à nous tourner vers lui, est toujours prêt à nous accueillir les bras grands ouverts.

Pour cette semaine, il nous est proposé de prendre chaque jour quelques minutes en silence, tourné vers le Père, et de nous laisser accueillir par lui, dans ses bras grands ouverts !

Avent 2015 – Jour 22

D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? (Lc 1,43)

> Pouvons-nous partager cette exclamation de la cousine de Marie ? En fait, avons-nous déjà reçu Marie ? Non ? Pas besoin de faire un grand cinéma. Il suffit que Marie sache que nous sommes dans le besoin et elle accourt.

Mais il faut lui ouvrir la porte.

Et n’oublions pas que dans son ventre, elle porte Dieu.

15e dimanche – B

« Si une localité ne vous accueille pas et si l’on ne vous écoute pas, en partant de là, secouez la poussière de vos pieds: ils auront là un témoignage. » (Mc 6, 11)

> Le texte de ce dimanche (Mc 6, 7-13) est l’envoi en mission des douze. La majorité du texte expose des consignes de Jésus quant à cette mission. La dernière de ces consignes porte sur l’attitude à adopter si les apôtres ne sont pas accueillis. On peut remarquer que Jésus ne leur demande pas d’insister ou d’imposer la Bonne Nouvelle par la force. Au contraire, il leur demande de partir en secouant la poussière de leurs pieds, histoire de marquer la rupture et de témoigner. Au-delà de ce qu’on pourrait prendre pour un échec, Jésus nous appelle ainsi à respecter la liberté de l’autre. Il nous apprend également à accepter que notre témoignage puisse être refusé.

> Je te propose cette semaine de réfléchir aux situations où tu as été confronté à de tels rejets et de discerner avec Dieu si ce sont des lieux où Il t’appelle encore ou au contraire, s’il t’invite à tourner la page et à secouer la poussière de tes pieds.

Avent 2014 – Jour 21

« Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole. » (Lc 1, 38)

> Par son OUI, Marie se rend totalement disponible à la Parole de Dieu et laisse s’accomplir en elle le mystère de l’Incarnation.
En prenant pour exemple le chemin de foi de Marie, nous pouvons aujourd’hui nous interroger sur notre manière d’accueillir les événements qui viennent parfois troubler notre existence.
Savons-nous nous laisser habiter par la confiance ? Avons-nous la force de dire OUI au désir de Dieu pour nous ?
Demandons à Marie de nous guider dans la foi sur le chemin de notre vie.

Avent 2014 – Jour 19

Voici que l’ange du Seigneur apparut en songe à Joseph et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint. »  Mt 1, 18-25

> Ne sommes-nous pas souvent paralysés par la crainte de ce qui arrive, incapables d’accueillir une nouvelle dérangeante ou simplement un contretemps qui vient contrecarrer nos projets ? Pour Joseph, ce n’est pas une petite affaire qui bouleverse sa vie.
Et pourtant, l’ange dit : « Ne crains pas ! »
Si aujourd’hui nous accueillions toute visite imprévue, tout téléphone à un moment inopportun, toute embûche, même plus grave avec cette conviction que l’Esprit Saint nous confie cette situation nouvelle et nous accorde la force qu’il faut pour la vivre ?
Aujourd’hui, ne craignons pas de prendre chez nous ce qui nous advient, ceux qui nous adviennent, puisqu’ils nous viennent de l’Esprit Saint.