8e dimanche – A

« C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ? » Matthieu 6,24

> Dans cet enseignement, Jésus nous appelle à nous libérer de l’inquiétude de tâches quotidiennes mais pourtant essentielles dans notre vie.
Certes nous ne sommes plus obligés individuellement d’aller chasser pour nous nourrir et de transformer la peau de bêtes en habit. Mais nous passons un temps conséquent à choisir ce que l’on va mettre le matin puis nous passons un temps encore plus long à se faire à manger. Au moins 3 fois par jour !

Nous sommes appelés aujourd’hui à vivre pleinement chaque moment de notre journée, chaque rencontre, chaque message échangé. Et si ce jour était le dernier ? Comment me présenterais-je dans le Royaume de Dieu ?
Voilà où Jésus veut nous mener, alors ayons ça en ligne de mire !

7e dimanche – A

« Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux » (Mt 5, 44-45).

> Ce verset nous dit plusieurs choses. Il nous dit d’abord d’aimer nos ennemis ; ce qui paraît impensable est au cœur de notre foi. Cette radicalité qui peut paraître insensée au premier abord, c’est à cela que nous sommes appelés. Il nous dit ensuite de prier pour ceux qui nous persécutent. Si nous pouvons avoir notre part dans une inimitié, prier pour des persécuteurs demande d’aller bien plus loin. C’est reconnaître que sans avoir sa part dans la violence faite, la victime peut prier pour son bourreau plutôt que souhaiter sa mort. C’est prier pour sa conversion à la paix. C’est s’unir au plus profond à ce Christ qui a donné sa vie sur la croix, par cette mort si violente et qui veut par elle sauver ses bourreaux. Pour finir, et c’est le plus important, Jésus dit que c’est par ces actes que l’on devient vraiment les fils du Père. C’est donc par ce qui paraît le plus fou à nos yeux d’humain que nous pouvons accomplir notre vocation de chrétien.

Cette semaine, il nous est proposé d’examiner en nous les rancoeurs que nous gardons et d’en choisir une. Prions alors pour la personne que cette rancœur concerne, surtout si c’est de sa faute. Prions pour elle, pour nous faire un peu plus l’enfant du Père des cieux.

6e dimanche – A

« Vous avez appris qu’il a été dit: Tu ne commettras pas d’adultère. Et moi, je vous dis: quiconque regarde une femme avec convoitise a déjà, dans son cœur, commis l’adultère avec elle. » (Mt 5, 27-28)

Ce verset est issu du grand discours de Jésus sur la montagne. Jésus se positionne par rapport à la loi et nous dit qu’il n’est pas venu l’abroger, mais l’accomplir. Il cite ainsi plusieurs lois et nous incite à aller plus loin. On pourrait recevoir ces paroles de Jésus comme des lois supplémentaires à appliquer. Mais Jésus critique les pharisiens qui appliquent la loi de façon stérile. La loi est un cadre donné par Dieu pour nous apprendre le chemin de la liberté et de la Vie.

L’étape suivante proposée par Jésus est ainsi de ne pas appliquer la loi parce qu’il faut le faire, mais se laisser habiter par l’esprit de vie du Christ. Ainsi, dans le verset ci-dessus, Jésus nous invite à ne pas regarder avec convoitise, c’est-à-dire à ne pas poser un regard de possession sur l’autre, mais au contraire à vouloir encourager sa liberté. Une invitation à ne pas rester concentrer sur nos désirs, mais à se laisser décentrer par le Christ.

Cette semaine, nous sommes donc invités à habiter cette loi de vie et de liberté du Christ et à poser sur les personnes que nous croisons des regards qui envisagent, des regards non-jugeant qui cherchent à encourager la liberté et la vie de l’autre.

5e dimanche – A

« Vous êtes la lumière du monde. (…) que votre lumière brille devant les hommes : alors, voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. » – Mt 5, 14.16

> L’une des plus belles et plus connues des paroles de Jésus ! Prononcée durant son fameux « Sermon sur la montagne » !

Ce « vous êtes » doit être compris au sens communautaire, c’est le « vous » de nos associations, familiales, amicales, professionnelles, bénévoles… fondé sur la présence et l’action du Christ dans notre vie de tous les jours.

Comment continuer à faire en sorte que notre vie, liée à celle de nos proches, ne manque ni de saveur ni de valeur ? Vous êtes, ensemble, la lumière du monde ! La lumière fait resplendir tout ce qui vous entoure. En étant la lumière du monde, vous éclairez les autres, vous embellissez leur vie par certains côtés spéciaux conscients ou inconscients que vous avez !

Dès aujourd’hui, « en voyant ce que vous faites de bien, nous dit Jésus, les autres rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. » Ce que vous faites de bien… Ce sont vos gestes et vos paroles, auprès d’un parent, d’un frère ou d’une sœur, d’un collègue, d’un ami, d’un inconnu… Rappelons-nous toujours que les petites attentions quotidiennes peuvent devenir de grandes actions ancrées pour l’éternité !

4e dimanche – A

« Heureux les pauvres de cœur,
car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux ceux qui pleurent,
car ils seront consolés. » (Matthieu 5,4)

> Dans le sermon sur la montagne, la puissance des mots de Jésus résonne. Vibre. Fait écho. Les pauvres et les affligés débutent la liste des béatitudes. Les derniers seront les premiers, c’est l’Evangile. Simple, direct, le vocabulaire de Jésus nous rejoint dans notre vécu et nous touche ainsi au plus profond de notre humanité.

Cette semaine, simplement, au plus profond de notre humanité, nous nous proposons nous aussi d’avoir un mot ou un geste de consolation pour une personne qui, autour de nous, pleure. Un mot ou geste à un « pauvre de cœur » pour lui montrer que le royaume des Cieux est aussi à lui.

Et si cette semaine, nous faisions nôtres les paroles puissantes du Christ qui peuvent, nous aussi, nous mettre en route ? Allons, le Royaume commence par chacune, chacun de nous. En toute simplicité et en toute humanité.

3e dimanche – A

À partir de ce moment, Jésus commença à proclamer :
« Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »
(Matthieu 4,17)

> La conversion n’est pas faite uniquement pour les non-chrétiens ou ceux des périphéries… elle s’adresse – et TOUT D’ABORD – à nos coeurs à nous, Chrétiens. A ceux qui se pensent déjà convertis depuis longtemps, autant qu’à ceux qui savent qu’il y a encore du chemin à faire.

Qu’est-ce c’est, alors, se convertir ? C’est le travail de toute une vie. C’est d’abord convertir notre coeur pour devenir des Chrétiens joyeux. Alors de notre coeur montera un sourire jusqu’à nos lèvres, et ce sourire changera le monde qui nous entoure.

C’est ensuite convertir notre regard, pour qu’au lieu de juger l’autre – ce que nous savons parfois si bien faire, avouons-le – nous puissions le considérer comme aimé de Dieu de la même manière que nous. Et ainsi, au lieu de le DEvisager, nous l’ENvisagerons.

Oui, plus que jamais, et notamment en cette semaine de prière pour l’unité des Chrétiens, nous sommes invités à convertir notre coeur et notre regard. C’est ce qui fera advenir le Royaume des Cieux, tout proche en effet.

2e dimanche – A

« L’homme qui était derrière moi est passé devant moi, car avant moi il était » Jn 1,30

> Jean-Baptiste qui était le précurseur avait des mots tout à fait mystérieux. En effet, c’est lui qui annonce la présence actuelle de l’Agneau de Dieu en nous disant qu’Il est arrivé « derrière lui » mais qu’en même temps Il « est passé devant lui » car Jean-Baptiste nous révèle qu’avant lui Il était. Un vrai mystère à s’arracher les cheveux !

Si nous décortiquons, ce verset est une nouvelle preuve de la Foi profonde et de l’humilité de Jean-Baptiste. Et bien qu’il fut envoyé pour baptiser dans l’eau, il laisse totalement la place à Celui qui est venu baptiser dans l’Esprit.

Nous venons de quitter Jésus petit enfant que les mages étaient venus adorer.
Continuons de lui laisser toute la place, de le mettre en premier dans nos vies afin que nous nous donnions pleinement aux autres !
Prions pour toutes les personnes qui nous aident à avancer sur ce chemin du don.

Epiphanie du Seigneur

« En apprenant cela, le roi Hérode fut bouleversé et tout Jérusalem avec lui » (Mt 2, 3).

> Les mages cherchent Jésus et demandent à Hérode où il se trouve. Bien loin de ne pas croire, Hérode prend très au sérieux cette annonce et rassemble les plus grands spécialistes afin de comprendre ce qu’il se passe. La Bible nous dit qu’il est « bouleversé ». C’est ici qu’un choix s’offre à lui qui n’est pas celui de croire ou non que l’enfant-né est venu pour nous tous, mais celui d’y adhérer ou non. Est-ce que ce qui l’a bouleversé est un appel à la vie et à l’humilité ou une crainte de voir son pouvoir s’affaiblir ? C’est finalement pour la deuxième solution qu’il opte mais comment savoir ce qui se passe dans le cœur d’un homme au moment d’un grand choix ?

Et nous ? Est-ce que nous nous laissons bouleverser par cette annonce de la naissance du Christ ? Est-ce que cette annonce nous met en mouvement, comme les mages, pour aller l’adorer, ou suscite-t-elle plutôt indifférence voire crainte ? Même si nous croyons, nous laissons-nous profondément bouleverser par la naissance de celui qui vient nous sauver ?

Sainte Marie – A

 » Puis les bergers s’en retournèrent, chantant la gloire et les louanges de Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, en accord avec ce qui leur avait été annoncé. » (Lc 2, 20)

> Quelles aventures ont vécu les bergers ! C’est tout d’abord un ange qui leur annonce la naissance d’un sauveur, puis une armée d’anges qui chantent la gloire de Dieu. Les bergers se précipitent alors à Bethléem pour rencontrer ce sauveur dans un nouveau-né couché dans une crèche. Cette rencontre a dû être importante pour ces bergers. Par contre, ils finissent par repartir, par retourner à leur vie. Mais ils sont transformés par cette rencontre et ne gardent pas ce qui s’est passé pour eux, puisqu’ils s’en retournent en chantant la gloire de Dieu. Ils ont ainsi pris le relais de l’armée céleste. Ce que ces bergers vont devenir et vont faire de leur vie, on ne le sait pas, mais ils sont repartis vers leur quotidien, transformés par cette rencontre !

> Ce dimanche, c’est le premier jour d’une nouvelle année. De cette rencontre avec ce nouveau-né sauveur lors des fêtes de Noël, avec quoi repartons-nous pour cette nouvelle année ?

NOËL 2016

« En lui [le Verbe] était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. » (Jean 1, 4-5)

> Noël, c’est le Verbe qui se fait chair, qui prend vie. C’est la lumière, humble et fragile, qui jaillit dans des ténèbres qui ne peuvent l’arrêter. Lumière qui brille dans les ténèbres. Espérance donnée aux humains. Joie de ce Dieu qui se fait proche de nous.

Aujourd’hui, loin des Noëls mielleux et doucereux, l’actualité rugit avec violence et horreur. Drame humanitaire à Alep. Persécutions de chrétiens en Egypte et ailleurs. Attentat dans un marché de Noël à Berlin. Ténèbres profondes du monde.

Mais elles ne l’ont pas arrêtée ! Devant cette actualité, la lumière de Noël ne prend que plus de relief : au milieu des ténèbres profondes du monde a jailli l’espérance, et cette lumière, même fragile, est tout à fait concrète.

Pour ce Noël, nous vous invitons donc à faire un geste, tout à fait concret, de lumière : faire ressentir l’amour de Dieu, là où sont les ténèbres, c’est là notre responsabilité d’enfants de Dieu. Car Dieu n’a pas d’autre bouche que la nôtre, Dieu n’a pas d’autres mains que les nôtres pour faire comprendre aux gens qu’il les aime, pour leur transmettre cette « vie qui est la lumière des hommes ».

Alors à nous tous de jouer, petites lumières, pour ce que Noël soit joyeux et plein d’espérance pour nous et… pour nos frères et soeurs !