Sainte Marie – A

 » Puis les bergers s’en retournèrent, chantant la gloire et les louanges de Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, en accord avec ce qui leur avait été annoncé. » (Lc 2, 20)

> Quelles aventures ont vécu les bergers ! C’est tout d’abord un ange qui leur annonce la naissance d’un sauveur, puis une armée d’anges qui chantent la gloire de Dieu. Les bergers se précipitent alors à Bethléem pour rencontrer ce sauveur dans un nouveau-né couché dans une crèche. Cette rencontre a dû être importante pour ces bergers. Par contre, ils finissent par repartir, par retourner à leur vie. Mais ils sont transformés par cette rencontre et ne gardent pas ce qui s’est passé pour eux, puisqu’ils s’en retournent en chantant la gloire de Dieu. Ils ont ainsi pris le relais de l’armée céleste. Ce que ces bergers vont devenir et vont faire de leur vie, on ne le sait pas, mais ils sont repartis vers leur quotidien, transformés par cette rencontre !

> Ce dimanche, c’est le premier jour d’une nouvelle année. De cette rencontre avec ce nouveau-né sauveur lors des fêtes de Noël, avec quoi repartons-nous pour cette nouvelle année ?

NOËL 2016

« En lui [le Verbe] était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. » (Jean 1, 4-5)

> Noël, c’est le Verbe qui se fait chair, qui prend vie. C’est la lumière, humble et fragile, qui jaillit dans des ténèbres qui ne peuvent l’arrêter. Lumière qui brille dans les ténèbres. Espérance donnée aux humains. Joie de ce Dieu qui se fait proche de nous.

Aujourd’hui, loin des Noëls mielleux et doucereux, l’actualité rugit avec violence et horreur. Drame humanitaire à Alep. Persécutions de chrétiens en Egypte et ailleurs. Attentat dans un marché de Noël à Berlin. Ténèbres profondes du monde.

Mais elles ne l’ont pas arrêtée ! Devant cette actualité, la lumière de Noël ne prend que plus de relief : au milieu des ténèbres profondes du monde a jailli l’espérance, et cette lumière, même fragile, est tout à fait concrète.

Pour ce Noël, nous vous invitons donc à faire un geste, tout à fait concret, de lumière : faire ressentir l’amour de Dieu, là où sont les ténèbres, c’est là notre responsabilité d’enfants de Dieu. Car Dieu n’a pas d’autre bouche que la nôtre, Dieu n’a pas d’autres mains que les nôtres pour faire comprendre aux gens qu’il les aime, pour leur transmettre cette « vie qui est la lumière des hommes ».

Alors à nous tous de jouer, petites lumières, pour ce que Noël soit joyeux et plein d’espérance pour nous et… pour nos frères et soeurs !

4e dimanche de l’Avent – A

« Joseph, son époux,
qui était un homme juste,
et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret. » (Mt 1,19)

> Parfois, nos paroles vont bien plus loin que notre pensée. Bien trop loin. Que se serait-il passé si Joseph avait laissé aller sa légitime tristesse en paroles ? Il aurait tout simplement barré la route aux plans de Dieu.

Dieu veut le meilleur pour nous, mais c’est parfois nous qui cassons tout par un mot trop vite dit.

Ici, Joseph décide de garder cela dans son coeur (ça rappelle vaguement quelqu’un, non ?). L’Evangéliste Matthieu le qualifie, du coup, d’homme juste.

Et si nous, aussi, nous décidions de garder dans notre coeur ce que l’on sortirait un peu vite sous le coup de la colère ?

3e dimanche de l’Avent – A

Jésus leur répondit : « Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et voyez » Matthieu 11, 4

> Jean est pris par le doute. Cela fait de nombreux mois qu’il est en prison et il ne connait des œuvres de Jésus que ce qu’il a entendu de la part de ses propres disciples. Il a besoin d’être rassuré, de sentir qu’il se passe quelque chose qui dépasse l’entendement humain.

Souvent dans les grands temps de l’année, à l’approche de nos différentes fêtes, nous nous retrouvons face à notre foi. Un doute peut s’emparer de nous et nous questionner sur Dieu (s’ensuivant toutes les questions habituelles !).

Cette réponse de Jésus doit nous toucher aujourd’hui car les évangélistes à travers les Écritures nous ont rapporté ce qu’ils ont entendu et vu !

Prenons donc le temps dans cet Avent de nous rapprocher des évangiles et de les redécouvrir chaque jour.

2e dimanche de l’Avent – A

« Lui, Jean, portait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins ; il avait pour nourriture des sauterelles et du miel sauvage. » (Mt 3, 4)

> Au début de cet Avent, la figure de Jean-Baptiste vient nous offrir l’image de la pauvreté et du dénuement. Il s’habille simplement, mange peu… Cette même pauvreté et ce même dénuement se retrouveront dans la crèche où Jésus va naître.

L’Avent est un temps de préparation, de marche vers Noël et de la lente maturation de l’amour. A la suite de Jean-Baptiste nous pouvons nous demander de quoi nous pouvons nous dépouiller en attendant la venue de celui qui vient. Qu’est-ce qui encombre notre cœur et nous empêche de laisser toute la place à celui qui s’est fait pauvre et petit ?